Mission

Le Musée maritime de Charlevoix est un organisme sans but lucratif. Sa mission est de conserver, de mettre en valeur et de diffuser le patrimoine maritime à travers l'histoire des goélettes qui ont navigué sur le fleuve Saint-Laurent, la vie des marins, les connaissances des charpentiers maritimes et l’exploitation éclairée des éléments naturels de la forêt et du fleuve.

Situé sur le site de l'ancien chantier naval de Saint-Joseph-de-la-Rive, le Musée relate le passé maritime de la région de Charlevoix à travers ses bâtiments et ses expositions. Plus particulièrement, l'époque des goélettes en bois constitue le cœur de la passion du Musée. Ces goélettes (caboteurs du Saint-Laurent) ont servi, au 19e et 20e siècle, au transport de bois et de marchandises entre les localités du Saint-Laurent.

Le Musée maritime de Charlevoix (MMC) est devenu, au fil des ans, un atout culturel et touristique de première importance traduisant la riche histoire maritime du Québec.

L’institution muséale est reconnue et soutenue par le ministère de la Culture et des Communications du Québec.

Le Musée a été nommé « Site historique national » par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada.

Historique

La Marie-Louise, première goélette connue lancée aux Éboulements

La première goélette lancée aux Éboulements et portée au Registre des navires, onze ans après le lancement du sloop George à Cap-aux-Oies, est la Marie-Louise, de 46 tonneaux. Elle fut construite en 1793 par Jean-Baptiste Bonneau, un navigateur de l'endroit. Ce n'est qu'en 1810 qu'une seconde goélette, la Marie, sera lancée sur les rives du village. Par la suite, cependant, la construction navale y deviendra activité fort importante.

La construction navale au 19e siècle

Une activité économique intense liée au développement des villages du Saint-Laurent et à l'approvisionnement des grandes villes, notamment Québec, a favorisé l'essor de la construction navale dans des régions comme Charlevoix, en particulier aux Éboulements, surtout vers le milieu du siècle. Cette activité, comme l'industrie de la navigation, a fourni du travail à des centaines et des centaines de travailleurs. Pendant toute la durée du 19e siècle, plus d'un bateau en moyenne par année sortira des grèves du village, et certaines années, comme en 1855, on en lancera pas moins de cinq.

Au 20e siècle, la construction de caboteurs de bois aux Éboulements1 va progressivement décliner, puis elle cessera complètement en 1952 avec le lancement de la Mont Ste-Marie. Une trentaine de bateaux seront ainsi construits entre 1916 et 1952.

Les débuts du chantier maritime de Saint-Joseph-de-la-Rive

Malgré la vitalité de la construction navale aux Éboulements, ce n'est qu'en 1946 qu'un chantier maritime permanent y verra le jour. Ainsi, tous les bateaux auront été construits avec un équipement assez réduit, sur un chantier chaque fois improvisé et, dans la majorité des cas, par les hommes mêmes qui allaient opérer les bateaux après leur lancement. Contrairement à Québec et à ses environs immédiats où la construction navale s'est avérée une grande industrie, la construction navale est demeurée dans Charlevoix une activité artisanale.

L’actuel chantier maritime du Musée a été créé en 1946 par une vingtaine d'hommes et de femmes qui en ont financé la mise en œuvre. Cette initiative donna naissance aux Chantiers maritimes de Charlevoix ltée, une entreprise presque essentiellement consacrée à l'hivernage et à l'entretien des goélettes jusqu’en 1972.

Historique

La renaissance des lieux

Une dizaine d'années après la fermeture du chantier, un petit groupe de personnes de Saint-Joseph-de-la-Rive décida de faire revivre au public l'histoire des goélettes et de ses artisans.

Il leur semblait en effet important de faire connaître l'histoire des charpentiers, des menuisiers, des calfats, des forgerons et des autres artisans qui ont construit tant de bateaux sur les plages du village. Depuis, le lieu est devenu un centre d'interprétation dédié au patrimoine maritime de Charlevoix.

L’organisme a rapidement été reconnu et soutenu par le ministère de la Culture et des Communications, et en 1988, le site du Musée maritime de Charlevoix a été consacré « lieu historique » par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada.

En 2008, le Musée a reçu gracieusement d’un particulier une forêt de 40 hectares. Celle-ci est vouée à la reconstruction de la forêt dite « de bateaux » et elle est exploitée en partenariat avec l'Université Laval.

Depuis plus de 30 ans, le Musée maritime de Charlevoix séduit son public grâce à son site historique, ses traditions maritimes et ses goélettes.

1Notons que, à partir de 1931, les bateaux construits en ces lieux sont dits lancés à Saint-Joseph-de-la-Rive, un village distinct des Éboulements. Mais il s'agit des mêmes rivages.

Conseil d'administration

Officiers

Président

  • Renaud Beauchesne Associé KPMG - SECOR

Vice-président

  • Jacques Tanguay Premier vice-président et directeur général Groupe Océan inc.

Secrétaire-trésorier

  • Hugues Sansregret Directeur des opérations Forêt Montmorency

Administrateurs

  • Diane Bélanger Administratrice de sociétés
  • Yvan Desgagnés Capitaine retraité
  • Julien Dufour Président et directeur général Dufour Services Financiers inc.
  • Yves Fortin Professeur associé Département des sciences du bois et de la forêt Université Laval
  • Claude Lafleur Chef de direction IFFCO Canada

Gouverneurs

  • Gordon Bain Président Groupe Océan inc.
  • Gilles Banville
  • Claude Brassard Directeur de la culture, du tourisme et du patrimoine, ville de Tadoussac
  • Me Pierre Brosseau Avocat
  • Denis Dupuis Président Compagnie d’Arrimage de Québec ltée
  • Ross Gaudreault
  • François Lafleur Président Comenco
  • Raymond Lemay
  • Pierre Marcotte